Rendez-vous samedi 4 juillet 2009 à 14h, place du Châtelet (Paris 1er), pour une manifestation cycliste, festive et revendicative. Emmener son vélo dans le métro, le R.E.R ou le train, pour partir en vacances ou tout simplement aller au travail, est loin d'être chose facile. Les cyclistes qui souhaitent utiliser toutes les potentialités des modes de transport les moins polluants, se heurtent souvent à des problèmes d'aménagement ou à des interdictions temporaires ou permanentes. Ces problèmes et ces interdictions découlent directement de choix économiques de « rentabilité » à court terme et d'un manque d'engagement de la SNCF et de la RATP en faveur de la protection de l'environnement. Les trains qui ne comportent aucune place réservée aux cycles sont nombreux, la S.N.C.F ou la R.A.T.P faisant le choix de privilégier les voyageurs classiques et à fort potentiel économique, au détriment d'une vrai approche de service public, cherchant à valoriser les choix les plus bénéfiques à l'intérêt général.Les R.E.R., par exemple, ne sont autorisés aux vélos qu'en dehors des heures de pointes. Aberrant ! Car c'est évidement aux heures de pointe que les besoins de mobilité se font le plus sentir. Les cyclistes sont des travailleurs comme les autres et donc soumis aux mêmes impératifs horaires. En Ile de France comme ailleurs, la combinaison vélo-transport collectif est une solution efficace, souple, et écologiquement plus responsable, qui permet au cycliste d'augmenter son « rayon de déplacement » tout en conservant l'autonomie nécessaire pour atteindre son objectif, grâce à sa bicyclette. Des efforts ont été notés dans les T.E.R ou certains trains « corail », mais ces efforts restent sporadiques et en Ile de France on est encore très loin de la souplesse nécessaire. Au niveau nation, la logique du « Tout T.G.V », qui n'a cessée de s'amplifier ces dernières années, est caractéristique de l'évolution de la politique des transports en France. Nous allons plus vite, plus loin, mais sans nous soucier des étapes intermédiaires et des populations qui se trouvent entre les gros nœuds de communications. Cette logique a entraîné la disparition de nombreuses gares de proximité, provoquant un isolement des habitants des zones rurales ou reculées. Entre des gares de plus en plus loin et des trains que prennent de moins en moins facilement les vélos, beaucoup de voyageurs se retrouvent dans l'obligation d'acquérir et utiliser des véhicules motorisés. De même, l'impossibilité de réserver facilement une place pour son vélo dans les trains, le manque d'information disponible sur ce sujet, à la fois pour les usagers et pour les agents de la SNCF, décourage beaucoup de vacanciers d'emporter leur bicyclette. Il est temps que les grandes entreprises nationales de transport prennent réellement en compte le besoin de ceux qui souhaitent combiner transport collectif et vélo, parce que c'est plus pratique, moins cher, et écologiquement plus responsable, que l'utilisation d'un véhicule motorisé individuel. Pour aller dans ce sens Vélorution soutient: - L'aménagement de tous les trains d'Ile-de-France pour permettre leur accès permanent aux bicyclettes sans inconvénient pour les voyageurs, - La mise en place de stationnements vélos réellement adaptés, aux alentour des gares et des nœuds de communication: Parking surveillés, abris à vélos, places plus nombreuses. - la mise en place d'aménagements plus nombreux pour les cyclistes, poussettes et personnes à mobilité réduite qui souhaitent accéder aux transports en communs. - La réhabilitation des gares de proximité - La mise en œuvre d'une réelle politique en faveur du transport des vélos par la SNCF : information et réservation sur Internet, création d'espace de transport des vélos dans toutes les rames devant être rénovées, mise en cohérence de l'offre de transport de vélo etc. Rendez-vous samedi 4 juillet 2009 à 14h, place du Châtelet (Paris 1er), pour une manifestation cycliste, festive et revendicative. Contact presse : contact@velorution.org http://www.velorution.org/articles/ |